Touche industrielle chic pour un vieux tabouret de bar

Aujourd’hui, je vais vous montrer comment on peut passer un temps déraisonnable sur une vieillerie sans aucune valeur. Parce que retaper de vieux meubles, c’est aussi ça. Parfois, on se retrouve à passer un temps fou pour le plus insignifiant petit meuble alors qu’on rénove facilement un beau et grand meuble ancien. Je vous montre donc comment j’ai donné une touche industrielle chic à un vieux tabouret de bar sans la moindre valeur !

Cet article a été réalisé en partenariat avec Novasol Pinty qui m’a fourni gracieusement des bombes de peinture.

Le tabouret de bar

Commençons par voir de quoi il s’agit. Je l’avais déjà mentionné dans mon article sur les meubles que je ne vous avais jamais montrés. J’ai de vieux tabourets de bar rustiques. J’en ai peint un en gris clair.

Tabouret de bar rustique transformé

Mais il y en avait un second que j’avais peint en vert pour aller sur le balcon dans notre ancien appartement. Evidemment, n’ayant plus de balcon, je l’avais fait migrer à l’intérieur, à côté du buffet comptoir. Mais je savais qu’il ne pouvait pas rester ainsi. La couleur jurait beaucoup trop.

Tabouret de bar rustique peint en vert

Et de surcroît, la pluie ne l’avait pas vraiment arrangé…

Tabouret abîmé par la pluie

La préparation, phase 1 : tout casser

Franchement, j’ai attaqué ce tabouret le cœur léger, en me disant que j’allais juste le repeindre des couleurs qui me plaisaient, sans trop trop me soucier de vraiment réparer le dessus qui commençait à se décoller. En effet, il n’avait jamais été question de l’utiliser pour autre chose que poser des plantes. Malheureusement, ça ne s’est pas vraiment passé comme prévu. Ne parvenant pas à retirer les vis qui maintenaient l’anneau, j’ai missionné Cédric pour le faire. Et ce qui devait arriver arriva.

Tabouret séparé en deux

Le collage du tabouret a totalement cédé. GrrRRrrRRRrrr ! Mais Cédric a réussi à retirer les vis, au moins…

Moitié de tabouret

La préparation, phase 2 : réparer

A ce stade, il fallait évidemment réparer. Vous vous doutez bien qu’on ne pouvait pas juste mettre de la colle à bois et espérer que ça tienne. Ca n’aurait pas tenu. Impossible de mettre sous presse un meuble rond sans le moindre point d’ancrage. On a donc opté pour une réparation au biscuit !

Installation pour la réparation au biscuit

Cette réparation nécessite l’usage d’une lamelleuse. C’est un outil redoutablement pratique qu’on avait déjà utilisé pour construire le meuble de l’imprimante.

Lamelleuse DeWalt

La machine va aller grignoter le bois ! Cédric a choisi deux endroits pour assurer la stabilité de la réparation. Il faut évidemment grignoter les deux côtés à assembler.

Tabouret grignoté à la lamelleuse

Pour pouvoir glisser dans les fentes des biscuits en sciure agglomérée.

Biscuits en place

Il convient ensuite d’enduire le tout généreusement de colle à bois.

Assemble enduit de colle à bois

Sous l’effet de l’humidité créée par la colle glissée dans les fentes, les biscuits vont gonfler pour prendre toute la place et rendre le montage extrêmement solide !

Enduire y compris les fentes

L’ensemble doit être mis sous presse pendant plusieurs heures pour s’assurer que tout est solide ! Si la colle dégouline à ce moment-là, il suffit de la retirer avec une éponge. Ca vous évitera de devoir poncer ensuite.

Assemblage mis sous presse

Une fois que l’ensemble a été sec, j’ai passé un peu d’enduit à l’endroit de la réparation pour m’assurer qu’elle serait très peu visible. J’ai ensuite poncé finement.

Enduit passé sur la réparation

Pour info, on est déjà deux semaines après le moment où j’ai décidé de retaper ce tabouret. Je pensais en avoir pour un après-midi…

La peinture du tabouret de bar

Enfin, la dernière phase : la peinture ! Je cherchais à totalement transformer l’apparence de ce tabouret de bar. Pour lui conférer un petit air industriel pas trop marqué, j’ai choisi de peindre l’anneau métallique au spray couleur cuivre de chez Pinty. C’est celui que vous avez déjà vu sur mes cache-pots personnalisés.

Anneau passé au spray Pinty cuivre

Quant aux parties en bois, je n’avais aucune envie de les poncer ! En effet, elles avaient été peintes avec une peinture à l’huile redoutablement solide, puisque le tabouret devait aller dehors. J’en aurais donc eu pour un temps infini à retrouver la finition d’origine dessous. J’avais déjà passé bien assez de temps sur ce truc ! J’ai donc opté pour le gesso en spray, également de chez Pinty, que j’ai passé partout. Vous l’avez déjà vu sur un cadre que j’ai retapé récemment.

Préparation du tabouret au gesso en spray Pinty

Je vous conseille de toujours commencer par le dessous pour finir par la partie la plus visible, le dessus. Inutile de chercher à obtenir un résultat homogène ici. Le gesso va simplement préparer le support pour le rendre mat et facile à peindre.

Passer le gesso en commençant par le dessous

Je vous épargne les détails sur la peinture de finition parce que, là encore, j’y ai passé 10 fois plus de temps que nécessaire. J’ai voulu tester une marque de peinture que je ne connaissais pas, Cecil Professionnel, et j’aurais mieux fait de me cantonner à mes marques fétiches. Trop liquide et pas super couvrante, la peinture a été très difficile à appliquer. Il m’a bien fallu trois couches.

Le tabouret de bar transformé

Et voilà, après un temps infini, mon tabouret de bar rustique est transformé ! Heureusement, le résultat me plaît. C’est tout à fait ce que je cherchais. Cette peinture difficile à appliquer présente la couleur que je recherchais, un peu industrielle mais pas trop foncée non plus. Et l’anneau couleur cuivre est juste parfait !

Le tabouret de bar transformé avec une touche industrielle chic

Il offre un bon contrepoint à ma sellette Pierre Vandel, située à l’autre extrémité du buffet comptoir.

Le tabouret de bar en situation

Alors, ça valait le coup de se donner autant de mal ?

Je suis en plein dans les meubles en ce moment (original, non ?), du coup j’en aurai sûrement un autre à vous montrer vendredi !

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Shopping du week-end : cache-pots en faïence du nord, meuble indéterminé et autres trésors

Ca y est ! Le printemps est là ! Et avec lui, les vide-greniers, enfin ! J’ai donc parcouru ce week-end les vide-greniers autour de chez moi et figurez-vous que j’ai trouvé quelques trésors très intéressants. Les vide-greniers sont des mines inépuisables de trésors ! je vous propose donc de découvrir mes cache-pots en faïence du nord ainsi qu’un certain nombre d’autres trésors.

Une partie des trésors du week-end

Deux cache-pots Saint-Clément

A environ 50 ans d’intervalle, ces deux cache-pots en faïence sont sortis des usines lorraine de Saint-Clément-Lunéville. Fondée vers 1730, la faïencerie de Lunéville est la plus ancienne manufacture de faïence toujours en activité.

Le plus ancien est une barbotine 1900 au style typiquement art-nouveau. La barbotine est un procédé compliqué et délicat réalisé en deux phases. La forme du support est tout d’abord réalisée puis le décor est appliqué par le biais d’une pâte teintée dans la masse, ce qui lui confère un relief évoquant un peu la peinture à l’huile sur une toile. La couleur définitive de l’objet n’est obtenue qu’après cuisson complète. L’ensemble reste fragile, si bien que la plupart des barbotines 1900 présentent des éclats ou des petits fêles. Ce cache-pot n’est pas impeccable malheureusement mais il reste en très bon état. Je n’ai pas l’intention de mettre de plante dedans parce qu’il me plaît trop et que j’ai peur de le casser. Je le trouve très bien sur mon nouveau buffet !

Cache-pot Saint-Clément en barbotine

Ce gros cache-pot présente un relief assez léger mais on en trouve avec des reliefs bien plus élaborés.

Détail de barbotine

Le second de ces cache-pots date des années 1950. Il s’agit d’un modèle beaucoup plus courant en faïence moulée et réalisé de manière entièrement mécanique. On trouve ce modèle en bordeaux ou en vert, de toutes les tailles possible, et parfois orné de dorures. C’est également un gros cache-pot et celui-ci recevra une plante.

Cache-pot Saint-Clément-Lunéville des années 1950

Une boîte à cotons en opaline

L’opaline est un verre à l’aspect laiteux légèrement irisé. C’est une matière qui a eu énormément de succès au début du 20e siècle. Je dirais que jusqu’aux années 1960, c’était très à la mode. Puis c’est un peu passé. J’ai toujours beaucoup aimé cela. Figurez-vous que ces petits objets en opaline étaient fabriqués au même endroit que les cache-pots ci-dessus. Je pense que cette boîte à cotons (ou bonbonnière ? Je ne saurais dire) est sorti dans les années 1950 des usines de Vallerysthal, cristallerie lorraine fondée au début du 18e siècle et toujours en activité aujourd’hui.

Boîte à coton en opaline

Un vieux rideau

Ahah je vous vois bien en train de vous demander pourquoi j’ai acheté un vieux rideau ! Quelle drôle d’idée ! Plein de cache-pots, ça peut se comprendre. Mais un vieux rideau tout seul ?!

Un vieux rideau sur un meuble

Ce vieux rideau est une production de la maison Boussac qui doit dater des années 1960. Cette maison, initialement spécialisée dans le textile, s’est trop diversifiée dans les années 1960 et 1970 pour finir par disparaître à la fin des 70s. Néanmoins, les textiles ont toujours été de bonne qualité. Ce rideau présente un motif caractéristique des années 60, fleuri avec de jolies couleurs.

Textile Boussac des années 60

Lorsque je l’ai vu, j’ai tout de suite imaginé ce que j’allais en faire ! En effet, vous souvenez-vous de tous les trésors que j’ai récemment sauvés d’une benne ? Parmi ceux-ci, il y avait cette chaise. Je pense que cet épais rideau sera parfait pour la tapisser !

 

Un meuble indéterminé

Je ne sais pas ce qu’est ce meuble. Au premier abord, on dirait un confiturier. Il est petit et assez profond. De plus, il a une porte, même si on se demande pourquoi il a aussi un tiroir.

Meuble indéterminé

Mais il s’ouvre par le dessus et présente un aménagement intérieur surprenant ! Le plateau se tire ! Et il y avait initialement deux plateaux. Serait-ce prévu pour ranger des vinyles ? Je n’en sais rien du tout ! Mais ce que je sais, c’est qu’il s’agit d’un beau meuble en merisier massif inspiré du style Louis XV comme on adorait en faire dans les années 1960 et 70. Evidemment, il ne va pas rester avec cette finition qui est terriblement démodée. Mais il me plaît beaucoup !

Intérieur du meuble indéterminé

De l’encadrement en perspective

Et pour finir, deux petites choses que j’ai dû prendre en photo vite fait avec mon téléphone portable avant que ma mère ne les emporte pour les bricoler. Tout d’abord, un diplôme des années 1910 encadré. Je vous avoue que le diplôme ne m’intéresse pas trop mais le cadre est vraiment top !

Diplôme des années 1910 encadré

Cadre du diplôme

Et enfin, une gravure ancienne à nettoyer et encadrer. Elle est très jolie et très ancienne. Peut-être même 18e ? Elle sera très décorative !

Gravure ancienne

Chouette moisson, n’est-ce pas ?

On se retrouve mercredi, sûrement avec un nouveau meuble retapé.

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